Vacarme en réunion
Iceberg Submersif – Dissidences Cannibales
Vacarme en Réunion

Vacarme en Réunion, c’est surtout du désir et des exigences. Désir de saisir la ville, de la traverser, de s’abandonner à ses fureurs, de ne pas rester inchangés, pas plus que de laisser la ville elle-même inchangée. Exigence de devenir un outil toujours plus disponible pour ceux qui ne sont pas dans les clous.

Vacarme en Réunion traine donc ses guêtres dans les rues de la ville à la rencontre d’une bifurcation, d’une audace, de l’étincelle qui soustrait les corps à la circulation habituelle.

Ce ne sont pas des animateurs qui vous parlent toutes les semaines, avec un ton radiophonique cool et neutre, neutre, neutre. Son but n’est pas de glaner des images, de sombrer dans l’esthétique, de simplement donner à voir ce qu’il y a, ce qui d’habitude échappe au regard. On voudrait plutôt changer la perception, assumer un certain regard comme assumer une prise de parti.

Et ce qui d’abord nous fait face c’est : une métropole, une métropole asphyxiante, pas seulement parce qu’elle est le lieu du règne des engins motorisés, aussi parce que dans toutes ses transformations, éco-quartiers et tramway en tête, nouvelles places lisses et transparentes, l’existence semble toujours plus cernée, prévue, cernée entre le confort, le travail, la sortie du samedi soir et le commerce de proximité.

Vacarme en Réunion se voudrait alors être un outil. Un transformateur, un accélérateur, une pièce dans un mouvement, dans tous les mouvements qui interrompent les flux urbanistiques, et peuvent nous emporter.

Alors Vacarme en Réunion se fait le scribe des moments où ça dérape, où les mondes, les existences anormales et l’ordre s’entrechoquent ; et va à la rencontre de ces autres mondes, qui défient l’ordre des choses, et des marges où la vie a une épaisseur.